Les mines sardes à ne pas manquer

Nature intacte, mer cristalline, plages de sable blanc sont sans aucun doute les “mots clés” de la Sardaigne, mais il existe un autre aspect extraordinaire et représentatif de l’île, ce sont les mines abbandonnées. Ces vieilles mines ainsi que les villages de mineurs ont été fermés il y a plus de 20 ans, et leur beauté incomparable et particulière leur a permis de figurer au patrimoine mondial de l’UNESCO, en créant le Parc Géominier Historique et Environnemental de la Sardaigne.
Cela a permis leur restauration ainsi que l’ouverture au public il y a quelques années à ces morceaux d’architecture industrielle. On est donc libre de se promener et de contempler ces lieux abandonnés en imaginant l’atmosphère qu’il y régnait au moment de leur activité… le bruit des chariots qui portaient le charbon, les voix des mineurs, la poussière qui s’élevait. Quel dommage que ces édifices ne puissent parler !
Les mines sont en grande partie concentrées sur la côte sud-occidentale de l’île près des régions d’Iglesias, Carbonia (traduisez « charbon », elle porte bien son nom) et Arbus.

UNE BREVE INTRODUCTION..
L’extraction du charbon était durant un temps l’industrie la plus importante de la Sardaigne mais cette activité remonte jusqu’aux temps anciens, aux féniciens et aux romains. Le vrai « boom » arriva à la fin du XIXe siècle grâce à l’introduction de la dynamite qui rendit l’extraction beaucoup plus simple ! Dans ces zones, on trouvait différents types de minéraux : plomb, argent et zinc. L’extraction du charbon a prospéré pendant plus ou moins 100 ans, et l’île a vu la création de villages entiers de mineurs, souvent situés près de la mer. Dans les années 60, la diminution de la demain et la hausse des prix à l’extraction et à l’exportation ont causé petit à petit le déclin de l’industrie et la fermeture définitive des mines dans les années 90.
MONTEVECCHIO
Montevecchio, aussi connu sous le nom de « Gennas » est un grand village de mineurs au nord d’Arbus, il était connu pour son importante production de zinc, mais suite au déclin progressif de sa valeur, il fût fermé en 1991. L’entrée du village coûte entre 6 et 14 €, on peut le visiter, faire une visite guidée des vieux bâtiments abandonnés, observer la vieille école, l’hôpital, l’église, .. Ils représentent tous le quotidien des familles qui y vivaient.
En hiver, les visites guidées se font seulement sur réservation à des horaires précis. Pour plus d’informations : www.minieramontevecchio.it Tel: +39  070 973173

INGURTUSO
Les mines d’ Ingurtuso sont situées juste à côté de Montevecchio, le nom Ingurtosu vient de « gurturgiu » signifiant « vautour » en dialecte sarde, ce rapace qui habitait cette zone et que l’on peut encore voir aujourd’hui planer dans les cieux en levant les yeux. Ingurtosu est situé entre les dunes de sable, les mines étaient exploitées pour trouver du zinc de l’argent et du plomb et, au début des années 1900, plus de 5000 personnes y travaillaient. Les bureaux de la direction furent construits à la fin des années 1800, et leur élégance contrastent avec les demeures simples des mineurs.
Http://www.ingurtosu.net/

NEBIDA et MASUA
La mine de Nebida, située sur la côte occidentale à environ 15 km d’Iglesias, est l’une des plus belles d’un point de vue architectural mais aussi grâce au fait qu’elle est située sur un promontoir donnant directement sur la mer. Un sentier panoramique vous mène du village avec une vue incroyable sur la côte jusqu’à l’ancienne laverie Lamarmora où était lavé le charbon.
Trois kilomètres plus loin, on trouve le petit village de Masua et la mine de Porto Flavia, qui semble encastrée dans les falaises à pic sur la mer. La visite de la mine est effectuée par les anciens mineurs eux-même qui donnent des explications détaillées et fascinantes durant l’exploration. La fin de la visite mène à la « terrasse » où l’on peut observer un panorama inoubliable sur la mer et sur l’île « Pan di Zucchero » (Pain de Sucre)

SERBARIU

La mine de Serbariu fût l’une des mines les plus grandes et importantes de l’île, après la guerre, elle compta plus de 11000 travailleur. Comme les autres, elle subit le déclin industriel et fût fermée en 1971.

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